Sous la peau, Pauline Danielphoto Pauline Daniel

infos pratiques

Tarifs habituels du musée de la Minoterie

Vernissage le samedi 11 juin 2022

Ouverture :
- en juin : du mercredi au dimanche
- juillet-août : tous les jours

Horaires :
10h-13h et 14h30-18h

Musée de la Minoterie

Exposition "Sous la peau" de Pauline Daniel, photographe

11/06/22 > 31/08/22 | Musée de la minoterie, La Mure-Argens

Série photographique de Pauline Daniel, réalisée et initiée en France en 2014 avec les Banques Alimentaires sur le thème de la «Lutte contre le gaspillage » et poursuivie en 2021/22 avec des fruits exotiques endémiques du Brésil lors d’une résidence de création à Rio de Janeiro à l’invitation de L’ambassade de France au Brésil.

La question du gaspillage alimentaire nous concerne tous, y compris les photographes culinaires qui sont amenés à gâcher de la nourriture et se retrouvent souvent les premiers prescripteurs de la dictature du Beau.

Habituée à travailler avec le nec plus ultra du produit frais, l’artiste a souhaité que la série soit intégralement réalisée avec des produits abîmés et considérés comme impropres à la vente.

Les banques alimentaires de France, du Brésil (CEASA) et du monde entier fonctionnent comme des centrale de collecte, de transformation et de redistribution d’aliments considérés souvent comme impropre à la commercialisation et se révèlent souvent indispensables à la sauvegarde de milliers de tonnes de denrées périssables dans nos sociétés contemporaines aux flux permanents.

Ainsi, dans cet ensemble d’images, la photographe a souhaité à son tour révéler esthétiquement les fruits et légumes endommagés et sur le point d’être jetés. Aussi bien lors des premières séances de travail en France que dans un second temps au Brésil, c’est  en disséquant les aliments et en opérant un travail minutieux dans l’obscurité du studio photo que la photographe a cherché à mettre en lumière la saveur intrinsèque réelle de chaque produit. Les images souvent construites en diptyques offrent les deux facettes possibles d’un même aliment ; le côté brut endommagé puis sa version travaillée dévoilant son éclat intérieur.

Le spectateur/consommateur est ainsi invité à s’interroger sur la tyrannie des apparences qui se révèle tellement trompeuse ; une fois épluchés et travaillés, les fruits et légumes noircis ou nécrosés se révèlent non seulement propres à la consommation mais également dignes des mets les plus savoureux.

Empruntant au registre de la séduction, les images posent la question de l’attirance et de la répulsion et propose un cheminement de pensée vers la notion de « Beau à l’Intérieur”.